C’est une révision simplifiée du PLU qu’a choisie la municipalité pour pouvoir mettre en œuvre ce projet qui va profondément modifier le secteur du Pont d’Issy. Cette procédure est possible pour la réalisation d’une construction ou d’une opération publique ou privée présentant un intérêt général pour la commune ou toute autre collectivité.
Mais où est l’intérêt général de cette opération démesurée, atteinte de gigantisme ?
Pas d’insertion dans la trame urbaine
La municipalité motive son projet d’aménagement par les objectifs suivants :
- réaliser une opération exemplaire en entrée de ville,
- favoriser l’implantation ou le maintien d’entreprises de grande renommée.
Malheureusement force est de constater que cette opération ne s’insère pas dans la trame urbaine.
Jusqu’à présent, la ville conservait, grâce aux limitations prévues par le PLU de 2005 (hauteur limitée à 27 m), une certaine unité visuelle. La construction de 3 tours – de 165 m à 180 m de haut – rompra cette unité et donnera une impression de juxtaposition.
De plus, le concept de tour fait l’objet de nombreuses critiques : coûteuse en réalisation et en maintenance, énergivore et de ce fait destinée principalement à des bureaux, elle peut éventuellement répondre à une logique économique dans certains cas. Dans le cas présent, la logique économique est loin d’être avérée.
L’aménagement est fondé sur le constat que les bâtiments qu’il est prévu de remplacer se vident. Le projet prévoit la venue potentielle de 11 000 emplois. Or l’étude d’impact reconnait que les transports et les voies de communication sont déjà saturés en période de pointe. Et rien n’est prévu pour renforcer ces moyens pour le moment. La gare du projet Grand Paris Express se situera à environ 800 m du Pont d’Issy et sa mise en service ne se fera qu’à partir de fin 2018.
Si les entreprises désertent ce lieu, n’est-ce pas tout simplement pour s’installer dans des locaux moins onéreux ?
Les conclusions signifiées dans la partie du document dénommée « Impact du projet sur l’environnement et mesures associées », mentionnent pour l’îlot A/B1/B2, un impact de la destruction de ces milieux non significatif !… quant à la pointe amont de l’Ile Saint-Germain, l’impact y sera positif à terme pour la flore ; pour la faune… on ne sait… et tout ça est renvoyé à de futures études sous la responsabilité ici du maître d’ouvrage, le Conseil Général.
Le 19 juin 2012, le 





