Enquête publique sur le projet de remplacement d’IMEFA 52 : l’avis d’ACTEVI

LOGO ACTEVI                          Issy-les-Moulineaux, le 12 Juin 2015

Le projet est localisé sur les emplacements prévus pour la construction de la tour IMEFA52 mais aussi de la tour prévue à l’emplacement des installations Yves Rocher, soit un peu plus d’un hectare. Le projet se compose de deux bâtiments, un immeuble de bureaux massif de 54 106 m2, de huit étages, pouvant accueillir 4 200 personnes et une halle (la grande halle Eiffel avec 15m60 de longueur en moins). L’aspect massif de l’immeuble de bureaux  est allégé par un système de terrasses arborées plus ou moins décalées en façade. La hauteur du projet est d’environ 40 m sur rue.

Dans le cadre du projet, la totalité du bâti actuel sera démoli à l’exception de la grande Halle. Le nombre de stationnements  serait de 480 places, complété de places de parking vélos et motos.

Le projet serait raccordé au réseau d’Isséane.

En comparaison du projet précédent, qui prévoyait deux tours culminant à 189 m, le progrès est indéniable : meilleure insertion paysagère, mise en valeur de la grande halle le long de la rue Rouget de Lisle, réduction du nombre de m2 de bureaux et donc du nombre des personnes amenées à utiliser leur voiture ou les transports en commun dans ce secteur déjà saturé aux heures de pointe.

Quelques rappels sur les contraintes du site :

Il s’agît d’un site industriel ancien et pollué : réservoir de propane, activités de décapage et laminage à froid des métaux. Une incertitude demeure sur l’importance de la pollution sous le bâtiment situé au sud.

Le site est en zone inondable. L’eau est très présente, à faible profondeur, moins de 6 m sur la parcelle Yves Rocher. Cette nappe est très vulnérable. Les concentrations de métaux analysés (à l’exception du mercure) sont de 3 à 10 fois supérieures aux limites de qualité des eaux de consommation.

L’environnement acoustique est assez mauvais : 73 décibels en période diurne.

Les contraintes sont nombreuses et bien prises en compte dans l’étude d’impact à l’exception de la proximité d’Isséane.

–           Canalisation de gaz à haute pression,

–           Câble électrique souterrain de 63 000 Volt,

–           égout,

–           emprise ferroviaire,

–           proximité de l’héliport,

–           proximité d’Isséane (dont il n’est pas question dans l’étude d’impact).

ACTEVI se félicite des dimensions plus modestes du projet mais celui-ci, même très allégé en comparaison du projet initial sur ces mêmes terrains, génère cependant des nuisances qu’on ne peut laisser sous silence.

  • Même si leur nombre est réduit, on peut regretter qu’il s’agisse encore d’édifier des bureaux. Il y aurait en Ile de France environ 6 millions de m2 de bureaux vacants. Même si certains sont obsolètes et peu adaptées aux exigences actuelles, il y a une crise de surproduction dans ce secteur, alors que les besoins en logements sont très importants.

En outre l’accumulation du nombre des bureaux à l’ouest de l’Ile de France entraîne des transferts pendulaires de population d’est en ouest.

  • les problèmes en matière de saturation de la circulation et des transports en commun ne sont pas résolus.

De l’aveu même du promoteur, il convient de prendre en compte l’impact sur la circulation : « il conviendra d’inciter au covoiturage pour réduire le trafic aux heures de pointe…Il conviendra d’inciter au décalage des heures de livraison par rapport aux heures de pointe et d’organiser ces flux. »

Actuellement le site est utilisé par 300 personnes disposant de 96 places de stationnement voitures à l’emplacement du Crédit Agricole, et par 670 personnes disposant de 198 places de voitures sur l’emplacement Yves Rocher, soit au total 300 places pour un millier de personnes.

L’autorité environnementale relève : « aux heures de pointe, on compte entre 1 000 et 1 500 véhicules par heure et par sens sur la RD 50 et 700  sur la RD 7. Le carrefour entre les deux axes routiers est saturé aux heures de pointe ».

Or il est prévu 4 200 personnes dans les bureaux  sans compter la halle et 480 places de stationnement pour les voitures, 81 places pour des motos et 600 places pour les vélos. L’effort indéniable en matière de stationnement vélos ne résoudra pas les difficultés d’accès du site.

En matière de transport en commun :

 

Le site bénéficierait d’une bonne desserte en transport en commun, RER C et T2. Mais le projet tient compte aussi de la réalisation du réseau du Grand Paris Express qui est déjà reculé à 2022 et dont l’accès est éloigné d’ 1 km 5.

Remarquons en outre que le RER C est une ligne ancienne dont les pannes sont fréquentes. Et actuellement, ces transports sont déjà saturés aux heures de pointe.

On ne peut que s’inquiéter de l’impact conjugué du projet Issy Pont et de la réalisation de la tour Hélice ainsi que des bureaux d’Issy Campus, sans oublier les bureaux du secteur Guynemer,  le Balardgone, l’éventuelle tour Triangle…

  • Le promoteur propose de réaliser sur les terrasses du bâtiment des vergers en libre cueillette et des ruches.

C’est ne pas tenir compte de la proximité d’Isséane et des rejets qu’on ne peut éviter. Dans un courrier du 28 janvier 2015, le Syctom, organisme gestionnaire de la déchetterie, fait remarquer « les risques sanitaires des effluents du centre Isséane ». Dans sa réponse, Antea Group indique que « le calcul des niveaux de risque dans un périmètre de 100 m autour du projet n’a pas montré de dépassement de seuil de risque ». Rappelons que l’étude d’impact pour la réalisation d’Isséane avait prévu expressément l’absence de logements et de commerces près de la déchetterie. La création de jardins fruitiers et l’installation de ruches sont des propositions irresponsables, notamment au regard de la santé des enfants. Au reste, les abeilles, qui sont très sensibles à la pollution pourraient ne pas se maintenir dans cet environnement.

En conséquence, les commerces alimentaires et les restaurants prévus dans la halle devront être approvisionnés  uniquement par des livraisons extérieures.

En revanche, des terrasses arborées et végétalisées ne peuvent que contribuer à l’agrément du bâtiment.

  • L’autorité environnementale relève que les impacts de la phase chantier sont trop brièvement analysés.

  • La petite halle ne doit pas être détruite. Elle pourrait être mise en valeur à un autre endroit d’Issy les Moulineaux, sur la place Corentin-Celton par exemple. On peut rêver d’un marché aux fleurs par exemple où pourraient venir tous les fleuristes d’Issy. La petite halle pourrait ainsi être le point de reconquête d’un espace vert dont cet endroit a bien besoin.

Conclusion

Un projet manifestement beaucoup plus raisonnable mais dont tous les inconvénients ne sont pas gommés, notamment en matière de desserte.

Action Citoyenne pour les Transports et l’Environnement de la Ville d’Issy-les-Moulineaux

2, rue André Chénier 92130 ISSY LES MOULINEAUX  Tél : 01 40 95 98 70

Email:  contact@actevi.fr    Blog: http://www.actevi.fr

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21 MAI 2015 – Ouverture de l’enquête publique concernant la construction de l’ilot B de la ZAC du Pont d’Issy

Le permis de construire de la tour IMEFA 52 ayant été abandonné, un nouveau permis de construire a été déposé, pour un ensemble de 56.000 m2, incluant des bureaux et la halle Eiffel.

L’enquête publique se déroulera du jeudi 21 mai au mercredi 24 juin 2015 inclus,

Le Commissaire Enquêteur siègera au Centre Administratif Municipal (47, rue du Général Leclerc 92130 Issy-les-Moulineaux – accueil des Services Techniques, 2ème étage) pour y recueillir les observations du public les jours suivants :

Jeudi 21 mai 2015 de 9h à 12h

Lundi 1er juin 2015 de 14h à 17h

Samedi 6 juin 2015 de 9h à 12h

Jeudi 11 juin 2015 de 16h à 19h

Mercredi 24 juin 2015 de 15h à 18h

Le collectif du Pont d’Issy vous encourage très vivement à participer à cette enquête publique.

Tour Hélice : Le collectif demande à la ville le retrait du permis de construire

Opposés à l’actuel projet du Pont d’Issy, qui privilégie exagérément la part des bureaux dans une ville qui compte déjà plus de salariés que d’habitants, nous sommes engagés avec Val de Seine Vert dans un recours, en appel, contre la révision du PLU de 2012. Nous engagerons également des recours contre chacun des permis de construire des trois tours de la ZAC. Ainsi, en juillet 2014, était déposé auprès du Tribunal Administratif un recours contentieux contre le permis de construire  la tour IMEFA 52.

Ce 11 août, la mairie a reçu la demande de recours gracieux d’ACTEVI et Val de Seine Vert contre le permis de construire de la tour Hélice, intégrée dans le projet « Issy Campus » du promoteur Sefri Cime et qui s’érigerait à 144 mètres de haut.
Outre les méthodes opaques habituelles de la ville — publication du permis au beau milieu de l’été, absence de concertation —, l’édification de ce bâtiment soit-disant écologique est pour plusieurs raisons nuisible à l’environnement et la qualité de vie de ses riverains, isséens comme boulonnais.

• Dispersion des fumées de l’usine d’incinération « Isséanne » : l’étude complémentaire d’ANTEA n’était pas présente dans le dossier de l’enquête publique et n’a pas été publiée dans le journal municipal « Point d’Appui » – comme le prévoyait une réserve du commissaire enquêteur -, privant ainsi les citoyens d’une information indispensable pour apprécier les effets de ce projet.

• Insuffisance de l’offre de transports : les 11 000 emplois et 2 200 parkings générés par ce projet (3 tours au Pont d’Issy) ne feront qu’aggraver les problèmes d’embouteillages déjà présents sur ce site et ne pourront pas être supportés par les réseaux de transports en commun existants pour des raisons capacitaires, qu’il s’agisse du RER C ou du T2.

• Ombres portées : le parc de l’Ile Saint-Germain et des quartiers d’Issy et de Boulogne-Billancourt se verraient imposer par ce projet, certains mois de l’année, une situation crépusculaire, véritable fabrique d’ombre les privant de soleil et luminosité.

• Trajectoire des hélicoptères : nombreux sont les isséens qui ont constaté le bourdonnement devenu constant, causé par la modification de la trajectoire des Hélicoptères, qui passent désormais au-dessus de la ville. Or le permis de construire de la tour Hélice a été délivré par le maire d’Issy-les-Moulineaux avant que ne soient connues les conclusions des études complémentaires sur la modification du tracé des vols d’hélicoptères… dont il doit tenir compte pour lever l’une des réserves émises par le commissaire enquêteur.

Plusieurs réserves comprises dans l’avis du commissaire enquêteur n’ont donc pas été levées.

Enfin, ce permis de construire est délivré en considération du PLU révisé en 2012, qui fait l’objet d’incertitude juridique puisqu’il fait actuellement l’objet d’un appel devant la Cour Administrative de Versailles, comme nous le rappelions plus haut.

En cas de rejet de ce recours gracieux, ACTEVI et Val de Seine Vert ne s’interdisent en rien la possibilité d’un recours contentieux.

Nous resterons vigilants et continuerons de vous informer dans les mois à venir quant à l’avancement du projet du Pont d’Issy.